Construction, déconstruction, reconstruction
Date(s)
07/07/2025
au
05/10/2025
Lieu
Arles
Les Rencontres d'Arles
Mécanique Générale
Disciplines

Photographie moderniste brésilienne (1939-1964)
Comment le Foto Cine Clube Bandeirante (FFCB), club de photographie amateur de São Paulo a révolutionné l’image par des expérimentations audacieuses et un regard neuf sur une ville en mutation. Une plongée dans un mouvement artistique méconnu, mais essentiel à l’histoire de la photographie mondiale.
Construction déconstruction reconstruction– titre inspiré de la poésie concrète pratiquée au Brésil à l’époque – présente la photographie moderniste brésilienne au prisme de la production du Foto Cine Clube Bandeirante (FCCB), club de photographie amateur de São Paulo qui s’est imposé comme un berceau de pratiques et de recherches novatrices, révolutionnant la photographie brésilienne et favorisant sa mondialisation ainsi que son institutionnalisation.
Fondé en 1939, le groupe évolue dans une période marquée par l’émergence de mouvements et de courants de portée internationale caractéristiques de la culture brésilienne, comme l’art néo‑concret, le Cinema Novo ou la Bossa Nova.
Les Bandeirantes s’engagent dans de nouvelles expérimentations, renouvellent les façons de voir et de vivre la ville en pleine transformation, tout en se saisissant des formes plurielles de la photographie, de sa pratique conventionnelle jusqu’au recours aux photogrammes, photomontages ou autres interventions sur reproductions et négatifs.
L’exposition réunit trente-trois photographes aux parcours divers. Les œuvres de Geraldo de Barros, German Lorca, Thomaz Farkas, José Oiticica Filho, Marcel Giró ou encore Gertrudes Altschul côtoient celles d’artistes précurseurs de l’art concret et néo-concret brésilien qui partagent des langages visuels similaires, tels que Lygia Pape et Hélio Oiticica.
Construction, déconstruction, reconstruction sont trois dimensions de la modernité présentes dans l’exposition. Ces aspects dévoilent toutes les spécificités de l’expérience moderniste du FCCB, révèlent ses paradoxes, introduisent sa place déterminante au sein du vaste réseau international de photo‑clubs, en même temps qu’ils favorisent une réflexion critique sur l’imaginaire du Brésil moderne et les contradictions de son projet de société.
En revenant sur la production significative du Foto Cine Clube Bandeirante, Construction déconstruction, reconstruction met en lumière la portée de ce dernier : si l’École de photographie de São Paulo [Escola Paulista] est reconnue et établie en Amérique latine, elle est encore méconnue au niveau international. Par cet éclairage inédit, l’exposition redéfinit les contours de l’histoire de la photographie moderne et ses référentiels.
Helouise Costa et Marcella Legrand Marer







